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24 avr. 2010

Assemblée nationale: des députés accusent le gouvernement de fragiliser les provinces

Il y a de l’orage dans l’air entre les provinces et le pouvoir central. Le Premier ministre l’a constaté mercredi à l’Assemblée nationale. Convoqué pour répondre à une question orale du député Jean-Lucien Busa, Adolphe Muzito a reçu 400 questions de parlementaires, surtout sur la « déstabilisation des institutions provinciales par le pouvoir central. »

Il dispose d’une semaine pour y répondre.
Certains députés ont affirmé que le pouvoir central a joué un rôle néfaste dans la crise institutionnelle en Equateur, dans la démission des gouverneurs du Sud-Kivu et du Maniema, ainsi que dans la démission du bureau de l’assemblée provinciale du Bandundu.

Les préoccupations des députés nationaux sont largement dues à l’attaque, le 4 avril, de la ville de Mbandaka par un mouvement insurrectionnel.

Financer les provinces

Adolphe Muzito devra également s’expliquer, entres autre, sur la situation financière difficile que traversent les provinces.
Plusieurs députés sont d’avis que ces collectivités territoriales sont financièrement démunies. Ils déplorent aussi le fait que l’apport financier du gouvernement ne soit pas connu.

Pour préciser les subventions du gouvernement, le député Disashi Kalenga a interpellé Adolphe Muzito : « Il y a des mécontentements concernant les 40 % de rétrocession prévus par la constitution (NDLR: des recettes à caractère national dues aux provinces). Voulez-vous dire au peuple congolais, à travers la représentation nationale, le montant exact que le gouvernement a versé à chaque province et sa périodicité depuis 2007 ? »

Pour le Premier ministre, trois provinces seulement disposent d’atouts suffisants pour se prendre en charge : Kinshasa, le Bas-Congo et le Katanga.

Le développement du pays ne serait pas équilibré sans recettes à l’échelon national, selon le chef du gouvernement congolais. Il a ajouté: « Outre les recettes alignées par le pouvoir central pour les provinces et l’appui des partenaires techniques et financiers, les provinces sont appelées à générer leurs recettes propres. »

Copyright Radio Okapi

Shabunda : une milice en recrutement depuis plusieurs semaines

L’initiateur distribue des tenues de la police nationale congolaise (PNC) et des armes pris à certains agents de l’ordre. Les recrues reçoivent un fusil et cinquante dollars.

Au Sud-Kivu, le dénommé Kyatenda recrute depuis plusieurs semaines une nouvelle milice dans le territoire de Shabunda. Ce dernier s’est déjà illustré par des enlèvements, selon l’administrateur du territoire.

Louis Boboto, administrateur du territoire de Shabunda, précise que Kyatenda est originaire du territoire et a officié comme président sportif à Bukavu.

L’homme, accusé de préparer une nouvelle rébellion, avait déjà été arrêté, puis relâché.

L’autorité territoriale déclare à ce sujet : « Ça fait une semaine que j’ai été saisi de cette situation. J’ai demandé à mes services de sécurité de descendre sur le terrain pour vérifier tout cela. Nous avons fait appel à la 10ème région militaire et au colonel Delphin de l’opération Amani Leo pour essayer de les arrêter ».

Le porte-parole du gouvernement provincial a indiqué que les autorités militaires et politiques du Sud-Kivu se penchent sur cette question.

Radio Okapi

8 avr. 2010

Après l’attaque des Enyele : Joseph Kabila à Mbandaka

Pour rétablir définitivement la sécurité dans la ville de Mbandaka, le président de la République y préside personnellement, ce jeudi, le Conseil supérieur de la Défense. Question de prendre des dispositions utiles sur place et faire un tour d’horizon complet de la situation sécuritaire sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi, la plénière de l’Assemblée nationale d’hier mercredi qui devrait être consacrée à l’audition des ministres de la Défense et de l’Intérieur sur le même objet a été reportée. Partie remise.
Le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, préside ce jeudi 8 avril, à Mbandaka, le Conseil supérieur de la défense, conformément aux prescrits de l’article 192 de la Constitution. L’information a été confirmée par le vice-président de l’Assemblée nationale, Boris Mbuku Laka, au cours de la séance plénière qu’il a présidée, hier mercredi 7 avril, dans la salle des Congrès du Parlement.

Le choix du chef-lieu de la province de l’Equateur pour abriter ces « assises hautement stratégiques » se justifie par le fait que la ville de Mbandaka vient d’être le théâtre des affrontements armés entre les insurgés Enyele et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appuyées par les forces de la Monuc.

Pour préparer cette rencontre, une délégation conjointe FARDC-Monuc conduite par le chef d’état-major général des FARDC, le général Didier Etumba et le commandant de la Monuc, le général Babacar Gaye, a précédé sur les lieux, le mardi 6 avril 2010. Les hautes hiérarchies militaires des FARDC et de la Monuc sont allées réconforter les soldats des FARDC et de la Monuc qui ont vécu des moments difficiles lors de l’attaque des Enyele, le dimanche 4 avril, à l’aéroport de Mbandaka. Question d’évaluer la situation militaire sur le terrain, a affirmé radio Okapi.

PLENIERE SUSPENDUE

Entre-temps, du côté de l’Assemblée nationale, la tension est montée d’un cran jusqu’à la suspension de la séance plénière prévue hier mercredi 7 avril. Et pour cause. Alors que le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Adolphe Lumanu et celui de la Défense, Charles Mwando Nsimba, étaient attendus à la représentation nationale pour fournir des explications sur la situation de Mbandaka, les députés étaient sidérés de voir qu’à la place, le Bureau de l’Assemblée faisait entrer les ministres des Hydrocarbures et des Infrastructures pour répondre aux questions orales.

« Par rapport à la situation sécuritaire à Mbandaka, le Premier ministre avait adressé, hier soir à 22 heures, une lettre à la représentation nationale

Aussitôt que le rapporteur avait fini de lire, avec l’autorisation du 1er vice-président de l’Assemblée nationale, la correspondance du Premier ministre pour présenter les excuses du gouvernement sur l’empêchement de ses deux membres qui se seraient rendus à Mbandaka le même mercredi pour prendre part au Conseil supérieur de la défense qui se tient ce jeudi, une motion d’ordre du député Patrick Mayombe vient tout bousculer. « Puisque les deux ministres qui devraient nous éclairer sur la situation préoccupante de Mbandaka ne sont pas là, il n’y a aucune opportunité d’écouter ceux qui se sont présentés », a dit ce député de l’opposition. C’est la clameur spontanée qui monte dans la salle. Il fallait départager les uns et les autres sur la question.

Me Boris Mbuku invite le député Justin Bitakwira à soutenir la motion ainsi que Sophie Kakudji à la rejeter. Après les deux interventions pour et contre, la motion a été soumise au vote. La majorité des députés présents dans la salle ont soutenu la motion, signe que lorsqu’il s’agit de la question qui menace l’intégrité du territoire national, il n’y a plus de fossé entre la Majorité et l’Opposition.

Les deux membres du gouvernement n’avaient même pas eu le temps de s’exprimer puisque la plénière a été simplement suspendue. Et le rendez-vous remis sine die.

DES INTERROGATIONS

Dans les couloirs de l’hémicycle, des commentaires fusent dans tous les sens. Des interrogations aussi. Est-ce un vaste complot pour déstabiliser les institutions de la République ? Qui serait derrière les insurgés Enyele ?

Certains députés se demandent si l’entrée de ces insurgés en plein jour à Mbandaka ne s’est pas fait en intelligence avec les services de sécurité pour, après, procéder aux enlèvements et autres exécutions sommaires des populations qu’on assimilerait aux Enyele. D’autres députés, comme François Muamba du MLC, ont démontré qu’avec ce qui est arrivé à Mbandaka, il est tôt de demander le départ de la Monuc.

« Quoiqu’il en soit, il y a eu bel et bien attaque à Mbandaka. Ce n’était pas une simple révolte des pêcheurs autour des étangs. Il y a lieu de repenser sérieusement notre système de sécurité et de défense », a déclaré un autre député de l’Opposition.

Ceci dit, le rapport de la réunion du Conseil supérieur de la défense est attendu avec beaucoup d’impatience. Surtout les résolutions qui en découleront pour le renforcement des mesures de sécurité sur toute l’étendue du territoire national.


Kinshasa, 8/04/2010 (LP/MCN, via mediacongo.net)

6 avr. 2010

Mbandaka: Les FARDC pourchassent encore les insurgés Enyele



publié ce 05/04/2010 il y a 12 heures, 35 minutes, sous Actualité, La Une, Politique, Équateur. Vous pouvez suivre les réponses à cet article grâce au RSS 2.0.

Les militaires FARDC appuyés par la Monuc pourchassent, depuis ce lundi après-midi, les insurgés Enyele en débandade dans la forêt de Djombo, localité périphérique de la Ville. L’aéroport de Mbandaka, repris par les FARDC ce dimanche reste toujours sous leur contrôle. De retour ce jour à Mbandaka, le gouverneur JeanClaude Baende a lancé un appel au calme.

Dès son arrivée, le chef de l’exécutif de la province de l’Equateur a tenu une réunion extraordinaire du comité provincial de sécurité dans sa résidence. A l’issue de cette réunion, Jean Claude Baende a déclaré à Radio Okapi que la situation sécuritaire était sous contrôle des FARDC.

D’après lui, des dispositions sécuritaires sont prises pour mettre l’ennemi hors d’état de nuire. Il a demandé aux habitants de Mbandaka de retourner à leurs activités dès demain mardi.

La Monuc et les FARDC ont réaffirmé dans l’après-midi à Kinshasa qu’elles travaillent ensemble pour renforcer le contrôle de la ville de Mbandaka par les militaires loyalistes. Une déclaration faite à l’issue d’une réunion d’évaluation de la situation à la primature.

Au moins 14 morts

Le ministre congolais des affaires foncières, qui assure l’intérim du porte-parole du gouvernement, a livré le bilan des affrontements. Maj Kisimba a parlé des deux éléments de la Monuc, un militaire FARDC, deux policiers et neuf insurgés tués.

Les sources médicales de Mbandaka ont avancé un bilan similaire. Quatorze corps se trouvent actuellement à la morgue de l’hôpital général de référence de Wangata. On dénombre aussi neuf blessés graves et quatre légers, selon les mêmes sources.

Les responsables de cette institution hospitalière craignent un débordement à la morgue dans l’hypothèse où le bilan s’alourdit. La capacité de la morgue de l’hôpital général de référence de Wangata n’est que de dix-huit corps.

Flambée des prix

Sur le terrain, magasins et boutiques sont restés fermés l’après-midi. Conséquence: les prix des denrées alimentaires prennent l’envol. Une bouteille d’huile, vendue à 600 Francs congolais samedi, se négocie actuellement à 1500 Francs congolais.

Interpellation

Le collectif des organisations des jeunes solidaires du Congo-Kinshasa, Cojeski, a interpellé le chef de l’Etat lundi à Kinshasa. Dans une déclaration à la presse, ce collectif à Joseph Kabila d’user de toutes ses prérogatives pour mettre fin à l’insécurité dans cette partie du pays.

Le même message est lancé aux présidents de deux chambres du parlement.

Copyright Radio Okapi

5 avr. 2010

Mbandaka: la fête pascale sous le coup des tirs nourris, l’aéroport sous le contrôle des Enyele

publié sur Radio Okapi ce dimanche 04 avril 2010 il y a 11 heures, 2 minutes, sous Actualité, La Une, Sécurité.

Des éléments armés identifiés comme des insurgés Enyele sont entrés ce dimanche à Mbandaka, dans la province de l’Equateur, et sont en train de tirer des coups de feu nourris, provoquant ainsi une panique générale dans la ville.

Aux dernières nouvelles, ils auraient pris possession de l’aéroport de la ville que les FARDC ont déserté. La situation est donc confuse ce dimanche de pâques au chef-lieu de l’Equateur.

Certaines sources affirment que les assaillants ont débarqué le matin au port Banika en tirant des coups de feu nourris. Ils seraient une centaine, d’après ces sources, et seraient armés de flèches et d’armes de guerre. Ils portent autour des bras des raphias.

Aussitôt débarqués, ils ont commencé à tirer des coups de feu et se sont dirigés vers la résidence du gouverneur de province. D’autres se sont dirigés vers l’aéroport où crépitaient des armes lourdes avant que ne tombe la nouvelle de sa prise par les insurgés.

Interrogé à partir de Kinshasa où il séjourne depuis une semaine environ, le gouverneur Baende a confirmé qu’il s’agit bel et bien des insurgés Enyele.

De son côté, la Monuc a déployé les casques bleus qui font la ronde de la ville pour s’enquérir de la situation.

Copyright Radio Okapi

31 mars 2010

Les contrats chinois sous évaluation



(Forumdesas)Le Premier ministre, Adolphe Muzito Fumunsi a présidé, hier à la Primature, une réunion d'évaluation des contrats chinois qui englobent le programme de développement global combinant routes, infrastructures, fonds et ressources.

Cette réunion, rendue possible par la deuxième visite, à Kinshasa de M. Li Ruju, Gouverneur d'Exim Bank qui assure le financement des cinq chantiers de la République pour le compte du groupement des entreprises chinoises.

D'emblée, Li Ruju s'est dit satisfait de l'évolution des travaux d'infrastructures en cours, tout en reconnaissant qu' "il faut accélérer le rythme d'exécution pour que les ouvrages soient achevés avant les festivités du Cinquantenaire de l'indépendance de la RDC. "

La rencontre a aussi permis aux deux parties de relever les difficultés rencontrées, notamment en ce qui concerne le rythme à imprimer pour les travaux des routes et l'exploitation minière par la Sicomines conformément au contrat qui la lie à la Gécamines.

Malgré les difficultés évoquées, la partie chinoise s'est dite disposée à poursuivre et faire avancer les travaux, tout en espérant, en retour, obtenir sa part du contrat en rapport avec les engagements de la partie congolaise dans le cadre du programme de développement global conclu avec la RDC.

A ce jour, la première phase d'exécution du programme des infrastructures a déjà consommé USD 350.000.000 sur les 750.000.000, soit un peu moins de 50%. Dans son mot prononcé à l'occasion de l'évaluation de l'exécution des " contrats chinois ", le Premier ministre, Adolphe Muzito, a salué l'effectivité de ces travaux dont le programme, a-t-il rappelé, "exprime la vision du Président de la République, une vision de développement et de changement radical des méthodes de coopération et de mise en valeur de nos ressources respectives pour le bénéfice mutuel de nos deux peuples. "

Il a également replacé le contexte de cette évaluation en affirmant qu' " il est tout à fait normal qu'au-delà des obligations contractuelles qui nous lient, nous puissions nous retrouver pour examiner ensemble le chemin parcouru et scruter ensemble l'avenir. "

Tout en souhaitant que les échanges n'épargnent aucune critique dans le but d'améliorer la façon de travailler ensemble et, ce faisant, d'obtenir de meilleurs résultats dans les délais convenus, et selon les niveaux de qualité adéquats, le Chef de l'Exécutif congolais a reconnu que la responsabilité des deux parties " est d'accélérer l'entrée en exploitation de SICOMINES et d'amplifier l'exécution des projets d'infrastructures. "

Ci-dessous, le mot de circonstance du Premier ministre à l'occasion de l'évaluation des " contrats chinois ". JEK

Je voudrais, de prime abord, souhaiter la bienvenue en République Démocratique du Congo à nos hôtes chinois qui, j'en suis convaincu, connaissent de mieux en mieux, notre pays, au fil de leurs visites en RDC. Je me réjouis du renforcement continu des relations historiques de coopération entre nos deux pays et nos deux peuples. Celles-ci ont davantage pris de l'expansion dans le cadre de l'actuel Programme Sino-Congolais.

Ce programme exprime la vision de Son Excellence Joseph KABILA Kabange, Président de la République, une vision de développement et de changement radical des méthodes de coopération et de mise en valeur de nos ressources respectives pour le bénéfice mutuel de nos deux peuples.

Aujourd'hui, ce programme prend de plus en plus corps.
Les premières réalisations augurent de transformations inévitables qui vont affecter les visages de nos villes, ainsi que les niveaux quantitatifs et qualitatifs de nos infrastructures publiques.

Il résultera de cette coopération pour nos populations, on le voit, des gains tangibles qui viendront raffermir les liens d'amitié entre nos deux peuples.
Au moment où ce pacte conclu entre nos deux pays prend de plus en plus forme, il est tout à fait normal qu'au-delà des obligations contractuelles qui nous lient, nous puissions nous retrouver pour examiner ensemble le chemin parcouru et scruter ensemble l'avenir.

Son Excellence Joseph KABILA Kabange, l'initiateur du pacte sino-congolais, est très sensible à l'esprit positif qui a toujours caractérisé nos échanges.

En son nom et en celui du Gouvernement, je voudrais remercier nos partenaires Chinois pour tous les efforts consentis par le groupement d'Entreprises chinoises et EximBank pour faciliter le démarrage des travaux urgents et pour rendre le Programme Sino-Congolais compatible avec nos engagements vis-à-vis des institutions financières internationales et de nos Bailleurs traditionnels.

Aujourd'hui, nous pouvons ensemble nous réjouir de tenir le bon bout.
Toutefois, puisqu'il nous faut redoubler d'efforts et accélérer le rythme, je voudrais que nous nous rappelions le proverbe chinois qui dit [Je cite] : " A ceux que l'on aime, on ne doit pas épargner le dur labeur. A ceux que l'on estime, on ne doit pas épargner les critiques. " [Fin de citation]

C'est effectivement dans cet état d'esprit que je voudrais que se déroulent les échanges que nous allons avoir, pour évaluer notre cadre de coopération et les activités réalisées à ce jour. Je suis convaincu qu'entre amis, nous ne nous épargnerons pas les critiques, dans le but d'améliorer notre façon de travailler ensemble et, ce faisant, d'obtenir de meilleurs résultats, dans les délais convenus, et selon les niveaux de qualité adéquats.

Notre responsabilité mutuelle est d'accélérer l'entrée en exploitation de SICOMINES et d'amplifier l'exécution des projets d'infrastructures.
Je voudrais terminer ce mot en réaffirmant la volonté du Chef de l'Etat, Son Excellence Joseph KABILA Kabange, de bâtir avec les dirigeants et le peuple chinois, une forme de coopération mutuellement enrichissante, dans le strict respect de la souveraineté de nos Etats.

Adolphe MUZITO, Premier Ministre

18 févr. 2010

Suka wapi?: Occupation du territoire par les Rwandais : « Joseph Kabila » s’apprête à envoyer des troupes rwandaises au Bas-Congo !



Dans une circulaire de la Police nationale provinciale du Bas-Congo (voir document officiel ci-dessous)

http://www.aparecordc.org/forum//galerie//documents/12654169752826.pdf parvenue à la Rédaction de L’œil du Patriote, et que nous portons à la connaissance des congolais et de la Communauté internationale, il est mentionné que le gouvernement congolais va « procéder sous peu (au Bas-Congo) au lancement des activités de la nouvelle unité dénommée police des frontières, dont une équipe d’officiers provenant du centre Jules MOKE de Bukavu » est déjà affecté dans la région.

Le document précise également que cette unité créée par ordonnance présidentielle n°07/046 du 12 juin 2007 est « déjà opérationnelle dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Katanga ». Le document est émis par l’inspecteur provincial de la police nationale Congolaise du Bas-Congo, le tristement célèbre Raus CHALWE NGWASHI. Comme chacun le sait, ce dernier à l’image de son mentor « Joseph Kabila », a fait de la violation des Droits de l’Homme en RDC, l’une de ses activités favorites. Ce document a été envoyée aux différentes structures politico-administratives de la province du Bas-Congo avec comme recommandation à toutes, de bien vouloir « collaborer avec ce nouveau service de police pour l’intérêt supérieur de la République » !

Cependant, compte tenu de ce qui se passe déjà à l’Est de la RDC , tout le monde sait aujourd’hui que les nouvelles unités de la police créées ces dernières années et montées à l’Est de la RDC sont essentiellement composées d’éléments rwandais agissant sous la couverture du RCD hier et du CNDP aujourd’hui. Les personnes sélectionnées pour la formation de cette unité de police sont presque toutes rwandaises. La population à l’Est de la RDC ainsi que de nombreuses ONG sont également là pour témoigner du fait que depuis que le CNDP a intégré de façon officielle les institutions congolaises, l’insécurité a augmenté pour les populations congolaises. En dépit des déclarations mensongères faites par le gouvernement congolais en complicité avec la MONUC , l’Est de la RDC est loin d’avoir retrouvé la Paix.

Les congolais doivent prendre dès à présence la mesure de la gravité de cette disposition prise par notre imposteur et ses complices. Car comme d’habitude, le gouvernement d’occupation prend soin de camoufler les véritables objectifs de cette nouvelle décision machiavélique. Mais cette nouvelle mascarade soulève quelques questions qui dévoilent des incohérences qui mettent à nu la perversité de cette dernière machination de «Joseph Kabila».

1. A supposer que cette unité de police « rwandaise » aie réellement comme rôle d’œuvrer pour le retour de la paix en sécurisant la population, pourquoi précipiterait-on son départ de la région frontalière de l’Est de la RDC qui constitue aujourd’hui notre frontière la plus poreuse, et où l’insécurité règne encore ? D’aucuns se rappellent qu’on a signalé il y a peu, l’arrivée massive de faux réfugiés congolais en provenance notamment du Rwanda et du Burundi. Etait-ce le moment de dégarnir ces frontières de cette unité de police pour l’envoyer loin dans une frontière relativement calme, quant aux mouvements d’infiltrations clandestines ?

2. N’est-ce pas parce que cette unité de la police des frontières est composée essentiellement d’éléments rwandais que leur chef d’État-major James Kabarebe a précédé ses troupes dans le Bas-Congo quelques jours avant leur arrivée pour les dernières mises au point ?

3. Pourquoi faut-il faire venir des éléments de police de l’Est de la RDC alors qu’il y en a aussi bien à Kinshasa. Le coût de leur déplacement n’aurait-il pas été moins élevé en ce temps de crise?

4. De plus, si le véritable rôle de cette unité de police était de sécuriser les frontières congolaises ainsi que les populations frontalières, pourquoi alors ne l’ a-t-on pas d’abord envoyée là où les besoins de sécurité se font sentir avec urgence, par exemple au nord de la RDC où des éleveurs Mbororos terrorisent la population et font maintenant la loi sur notre territoire depuis des lustres ? Pourquoi ne pas envoyer d’urgence cette nouvelle unité affronter les LRA qui ne cessent d’assassiner des innocents congolais ou qui multiplient les enlèvements des paisibles citoyens ?

5. Pourquoi cette unité si «performante», n’a-t-elle pas été envoyée à Kahemba aussi par exemple, là où notre frontière a sacrément besoin d’être défendue ?

6. Enfin, comment expliquer le fait que celui qui se dit pourtant « président des congolais », fasse systématiquement appel à des rwandais pour résoudre les problèmes sécuritaires de la RDC , autrement que par le fait qu’il est bel et bien un rwandais au service de son pays d’origine, le Rwanda ?

Le gouvernement d’occupation installé à Kinshasa se gardera surement de répondre à toutes ces questions car, comme l’a toujours démontré L’Œil du Patriote, le véritable agenda des alliés de Paul Kagamé en RDC n’a jamais visé le rétablissement de la paix sur notre territoire, mais plutôt l’occupation, la balkanisation et le pillage des ressources de notre pays. Le chaos entretenu et même amplifié jusqu’aujourd’hui ne vise qu’à permettre l’accomplissement l’un après l’autre des objectifs fixés par Kigali. Les résultats flagrants sont là, depuis plus d’une décennie qu’on parle aux congolais de paix et d’ordre, c’est une guerre de basse intensité qui nous est sournoisement livrée. Les congolais meurent chaque jour un peu plus et nos frontières n’ont jamais été aussi violées par nos voisins.

Le déploiement de cette fausse « police des frontières », dont l’efficacité n’est déjà pas démontrée à l’Est de la RDC , bien au contraire, illustre la volonté de notre imposteur national d’utiliser les troupes rwandaises infiltrées en RDC pour quadriller notre pays partout où il y a velléité de résistance à l’occupation. Il appartient au peuple congolais de comprendre que c’est une nouvelle milice rwandaise que l’on est en train d’exporter dans la province du Bas-Congo et qui ne sèmera bientôt que la désolation à l’Ouest de la RDC comme au Kivu et comme c’est le cas en ce moment dans la province de l’Équateur.

Patriotes congolais, réveillez-vous !

Créé le 08.02.10 à 12h22 - AFRIQUE REDACTION | OCCUPATION DU TERRITOIRE | RDC | Mis à jour le Lundi | 08.02.10 à 12h30.
Par : Candide OKEKE. L’ŒIL DU PATRIOTE

Suka wapi?: Rdc,la démocratie du silence !

Faire feu de tout bois contre Monseigneur Monsengwo Pasinya semble être le maitre mot à l'AMP.Ces gens semblent vivre dans un autre monde que le notre et semblent avoir autre chose à la place du coeur puisqu'ils n'ont ni cohérence, ni compassion pour leurs semblables encore moins juste un peu d'humanité.

Qui peut comprendre que des innocents puissent passer toute leur vie en prison pendant que les criminels se la coulent douce en liberté ? Comment comprendre qu'il y ait des gens qui ne veulent meme pas donner la parole aux gens qui n'ont comme seul et unique tort que le fait d'avoir été au mauvais endroit, au mauvais moment ?

Tout le monde s'accorde à exiger la démocratie en Rdc.Mais la démocratie n'est-elle pas le fait de laisser s'exprimer librement toutes les sensibilités de la composante nationale sur des sujets à intéret national ? Pourquoi on veut à tout qu'on cesse de parler de l'assassinat de Mzée LD Kabila.

Curieusement on a vu des kabilistes pur sucre montés au créneau pour decrier que l'archeveque de Kinsahasa qui, s'exprimant après avoir celebré officiellement la messe d'action de grace pour deux héros nationaux injustement assassinés Lumumba et LD Kabila,puisse donner son avis sur un procès pourtant reconnu de tous comme étant stalinien.

Finalement, Joseph Kabila est démocrate lorsqu'on l'exige rien, lorsqu'on ne lui demande rien et surtout lorsqu'on ne critique pas son action.Sa démocratie à lui, c'est rester à la tete des institutions congolaises aussi longtemps possibles sans rendre des comptes à qui que ce soit.C'est la démocratie du silence.

C'est ahurissant par ce que la Rdc ne lui appartient pas encore moins à sa famille biologique et politique.Et tout congolais, quels que soient les caractéristiques et critères établis, a le droit de dire ce qu'il veut, ce qu'il pense, ce qu'il espère et attend de ceux qui dirigent son pays.C'est ça la démocratie !

Par Teddy Mfitu le vendredi 29 janvier 2010

18 janv. 2010

Suka wapi? L’équation De Gucht

Et si Karel De Gucht ne faisait qu’exécuter une partition écrite par d’autres dans le saint des saints du pouvoir européen! Et si l’euro-commissaire ne faisait qu’interpréter une pièce dont le metteur en scène serait tapis dans l’ombre des hautes instances européennes!

Et si hier, alors ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht était chargé de dire tout haut ce que l’establishment fédéral bruxellois disait tout bas!

En un mot comme en mille, et si le très controversé euro commissaire flamand jouait à la perfection au fou du roi!

A considérer de plus près les différents «dérapages» de De Gucht, une constante se dégage. Aujourd’hui comme hier, les critiques du ministre devenu euro-commissaire n’ont pas changé d’un iota.

Ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht prenait des libertés avec les fondamentaux du langage diplomatique pour passer une volée de bois vert aux autorités congolaises.

A part une timide levée de boucliers dans la composante francophone du cabinet belge, les diatribes de De Gucht ne lui valaient aucune remontrance notable. Bien au contraire.

Rue de la Loi-la Primature belge-, et même à la Chambre, on disait souscrire au fond de philippiques de l’alors chef de la diplomatie.

Ce scénario semble se répéter à l’échelle européenne. Les propos outranciers du jusqu’à présent commissaire européen au Développement et à l’action humanitaire n’ont guère suscité de désaveu.

En décryptant tous les discours d’officiels européens, on n’y trouve pas condamnation contre De Gucht. Toute la langue de bois débitée par les «gris» de l’Union européenne tend plutôt à accréditer les déclarations de l’euro-commissaire flamand.

Tout se passe comme si vu de Bruxelles, les provocations à répétition de Karel De Gucht ne sont que du détail. Les protestations légitimes de Kinshasa semblent ne pas émouvoir grand’monde dans les cénacles bruxellois.

En tout cas, la fatwa congolaise contre De Gucht ne saurait empêcher le président de la Commission Barroso de présenter, le mois prochain, le même De Gucht au portefeuille hyper convoité du Commerce extérieur.

Les choses étant ce qu’elles sont, les termes de l’équation De Gucht comportent sans doute plusieurs inconnus.

A Kinshasa, on gagnerait plus à savoir quelle valeur recouvre ces inconnus qu’à vilipender-quoi qu’à raison-un De Gucht que bien des éléments portent à conclure qu’il est en mission commandée.

José NAWEJ

Suka wapi? De Gucht maintient ses critiques contre l’Etat congolais

Le futur commissaire européen au Commerce, le Belge Karel De Gucht, a de nouveau affiché un style peu diplomatique mardi 12 janvier, maintenant de récents propos controversés contre la République démocratique du Congo.

Non seulement le Belge, Karel de Gucht, pour l’instant toujours responsable au sein de Communauté européenne de l’aide au développement, ne regrette rien de ses propos sur la République démocratique du Congo (RDC), mais en plus il les maintient. Il y a une semaine, Kinshasa avait déclaré Karel de Gucht persona non grata en RDC après ses prises de position pour mettre en doute l’efficacité de l’aide européenne dans « un pays où, selon lui, l’Etat brille par son absence ».

Soutien du président de la Commission européenne


Karel de Gucht est pressenti pour devenir le futur commissaire au Commerce. Il n’a apparemment pas l’intention d’arrêter de mettre les pieds dans le plat : « Je ne vais rien changer à mes propos. D’ailleurs, je ne pouvais pas le faire puisque ce sont les propos qui ont été adjugés par la Commission. J’ai parlé au nom de la Commission. Je n’ai pas parlé en mon propre nom. Et si les autorités congolaises veulent me parler du commerce, ils peuvent aussi venir à Bruxelles ».

Karel de Gucht a obtenu la semaine dernière le soutien politique du président de la Commission européenne au sujet de ses propos sur la RDC. Et l’ambassadeur de Kinshasa auprès des institutions européennes a été convoqué par Catherine Ashton, le Haut représentant pour la politique extérieure de l’UE.

L’Avenir/Rfi

8 janv. 2010

Suka wapi? Gabriel Mokia, président du MDCO aux arrêts

Le président du parti MDCO, Mouvement des démocrates congolais et membre de l'oposition, Gabriel Mokia, a comparu, jeudi, devant le tribunal de paix (Tripaix) de Kinshasa- Gombe. Il est poursuivi pour outrage contre le chef de l’Etat. Mais, pour la défense, le tripaix est incompétent pour siéger en matière d’outrage contre le chef de l’Etat. Cette matière relève de la compétence de la cour de sûreté de l’Etat qui n’existe plus en RDC, a fait savoir l’avocat de prévenu, l’avocat Etienne Lombela, qui a interjeté appel au tribunal de grande instance, rapporte radiookapi.net

Le Président du MDCO, Gabriel Mokia, a été arrêté mercredi après-midi pour s’être battu mardi soir avec un de ses contradicteurs (de l’AMP) sur le plateau de télévision d’une chaîne privée émettant de Kinshasa, au cours d’une émission de débat politique en direct. Il a été cueilli par la police à son bureau.

L'arrestation de Mokia a été confirmée à radiookapi.net par Christian Badibangi, membre de l'opposition qui se trouvait aussi sur le même plateau de télévision, et par Jean Baptiste Bomanza, ancien de l’UDPS et membre de l’UN (Union pour la nation), également de l’opposition, et proche du président du MDCO. Selon Bomanza, Mokia a été conduit au tribunal de paix de la Gombe où il sera jugé.

Retour en prison ?

En fait, il y a seulement près de 7 mois que Gabriel Mokia venait de recouvrer sa liberté et ce, après dix mois et quinze jours de prison. Enlevé le 29 juillet 2008 de son domicile, selon la version de son épouse, le président du MDCO avait alors été inculpé pour atteinte à la sûreté de l’Etat et incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi, par le parquet du tribunal de grande instance de la Gombe. Le 3 août de la même année, il sera alors transféré des locaux de la police (Kin Mazière) où il avait été conduit, à la prison centrale de Kinshasa où il resta jusqu’à sa libération samedi 13 juin 2 009.

Les propos pour lesquels il avait été accusé en cette période là, Gabriel Mokia les aurait tenus sur le plateau de la télévision d’une autre chaîne privée de la place. Lors de son procès, quatre chefs d’accusation étaient finalement mis à sa charge dont offense au chef de l’Etat et incitation à la haine ethnique.

Expliquant les circonstances de sa libération, son proche Bomanza avait indiqué que le premier juge s’était déporté parce qu’il n’avait pas trouvé d’infraction, et le deuxième juge qui est arrivé avait disqualifié toutes les infractions retenues contre Mokia, sauf celle d’offence au chef de l’Etat. Une infraction qui, avait commenté l’ancien membre de l’UDPS, n’existait plus parce qu’elle était du domaine de la Cour de sûreté de l’Etat qui était dissoute avec la promulgation de la Constitution de la 3ee République.

Après ce nouvel épisode d' arrestation, Gabriel Mokia ira-t-il à nouveau en prison ? La question est sur toutes les lèvres dans divers milieux de Kinshasa.

Copyright Radio Okapi

7 janv. 2010

Suka wapi? Pose de la première pierre du monument du premier Président de la RDC

Le ministre de la Culture et des arts Esdras Kambale a procédé, lundi, au rond -point Kimpwanza dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa, à la pose de la première pierre du monument du premier Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kasa-Vubu, à l’occasion de la commémoration de la Journée des martyrs de l’indépendance organisée le 04 janvier de chaque année.

Ce monument devant mesurer 5 mètres de hauteur et en bronze, sera érigé avec le concours de la République Démocratique de Corée et son érection devra s’achever avant le 30 juin 2010. Dans son mot de circonstance, le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta a indiqué qu’il a plu au Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, de décréter l’année 2010 année du cinquantenaire de l’indépendance de la RDC " et qu’au-delà des activités festives, le Président de la République voudrait marquer un temps d’arrêt pour reconstituer la mémoire collective des Congolais sur l’histoire du pays, sur ses hommes, ses grands événements, ses hauts faits depuis l’accession à l’indépendance jusqu’au 30 juin 2010.

André Kimbuta a également fait un rappel historique sur les événements qui se sont déroulés le 4 janvier 1959 qui ont conduit à l’accession du pays à l’indépendance. Aussi, le gouverneur de la ville de Kinshasa a rendu un hommage au Chef de l’Etat pour sa promesse faite le 6 décembre 2006, d’honorer la mémoire des hautes personnalités qui ont marqué l’histoire de la RDC, à l’exemple des mausolées construites en mémoire de Mzee Laurent Désiré Kabila, a Kinshasa, Joseph Kasa-Vubu, à Singini, dans la province du Bas-Congo ainsi que l’érection du monument de Patrice Emery Lumumba dans la commune de Limete, à Kinshasa.

Intervenant à la suite du gouverneur Kimbuta, le commissaire général du cinquantenaire (CGC) Denis Kalume Numbi a rappelé les dispositions légales portant création du CGC, mettant en exergue ses objectifs et ses missions dont la reconstitution de la mémoire collective, un des socles comme base d’un développement durable et dont le balisage est lancé par les cinq chantiers.

Il a mis l’accent sur la trilogie qui doit permettre d’immortaliser et pérenniser tout événement notamment la date de l’événement, le lieu de l’événement et l’acteur clef. Toutes les interventions du jour ont été suivies par le dévoilement de la plaque commémorative du cinquantenaire, par le ministre de la Culture et des arts.

ACP/DCI

Sukawapi? Message du Chef de l’Etat à la Nation, à l’occasion du nouvel an 2010.



Mes chers compatriotes,

Au moment où nous célébrons le passage d’une année à l’autre, je pense à chacune et à chacun de vous, ainsi qu’à tous ceux qui ont choisi notre pays comme leur seconde patrie. Aux uns et aux autres, je souhaite de tout cœur, prospérité, santé et bonheur. Je pense aussi à tous les compatriotes qu’il a plu au très haut de rappeler à lui au cours des douze derniers mois. Que leur âme repose en paix.

Mes chers compatriotes,

L’année qui s’achève a été fort contrastée. Celle qui s’annonce est porteuse de beaucoup d’espoirs. 2009 a, en effet, été marquée par une crise économique et financière mondiale sans précédent, retardant ainsi la jouissance par les populations congolaises, des dividendes sociaux des sacrifices longtemps consentis pour la stabilisation économique.

L’année dont nous tournons la page a aussi été celle de la non conclusion, faute de volonté politique, d’un accord historique sur le changement climatique, confortant en conséquence, les pires inquiétudes sur l’avenir de l’humanité.

Pour nous Congolais, 2009 a, cependant, été aussi l’année de la fin de plusieurs incertitudes. La fin des incertitudes liées aux perspectives de paix durable dans l’Est du pays, à la suite notamment, des opérations militaires contre les groupes armés étrangers, de la signature des accords de paix de Goma et de la normalisation de nos relations avec les pays voisins. Et pour la première fois, depuis 15 ans, le peuple congolais renouvelle l’année dans la paix, sans bruit de bottes ni crépitement des balles sur toute l’étendue du territoire national.

La fin des incertitudes quant aux perspectives d’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE et du délestage du lourd fardeau de la dette extérieure de notre pays. La fin des incertitudes relatives à la mise en œuvre du programme de reconstruction nationale, les cinq chantiers de la République, avec le démarrage effectif d’importants projets d’infrastructures à plusieurs endroits u territoire national.

La fin des incertitudes quant à la volonté politique de lutter contre la corruption, la concussion, le détournement des deniers publics et des biens sociaux, les viols et autres violations des droits humains. C’est donc sous bons auspices que s’ouvre l’année qui s’annonce particulièrement à plus d’un titre.

Particulièrement, d’abord parce que c’est l’année d’un anniversaire pas comme les autres : celui des 50 ans d’indépendance de notre pays. Un anniversaire que nous sommes d’autant plus fiers de le célébrer qu’en dépit des complots visant sa déstabilisation et sa balkanisation, la République Démocratique di Congo demeure unie dans ses frontières de 1960. La Nation congolaise est une réalité à la fois indéniable et inaltérable.

L’année 2010 sera aussi unique par l’accélération que nous entendons imprimer à la mise en œuvre des projets de modernisations du Congo et aux réformes structurelles et institutionnelles dans tous les domaines.

Ainsi, les mesures courageuses de restructuration de notre appareil judiciaire qui ont été prises au courant de l’année 2009 pour moraliser la vie politique, instaurer la bonne gouvernance et mettre effectivement fin à l’impunité, seront poursuivies et renforcées. Dans cette optique, des instructions détaillées seront incessamment données au gouvernement, les responsables des autres institutions clairement précisées et les meilleurs de nos cadres mobilisés.

D’ores et déjà, je tiens à réaffirmer que par delà la consolidation continue de la paix, de la cohésion nationale et de la défense de l’intégrité territoriale, un autre défi qui retiendra davantage notre attention au cours de l’année qui s’annonce est l’amélioration des conditions sociales des nos populations, notamment dans les domaines de l’éducation et la santé, l’eau et électricité, l’habitat et l’emploi, ainsi que le relèvement du pouvoir d’achat des citoyens.

Mes Chers compatriotes,

Les perspectives d’une reprise de l’économie mondiale, l’amélioration programmée du climat des affaires au pays et les ressources additionnelles attendues de l’effacement de la dette extérieure, sont autant d’opportunités de croissance que d’incitation à l’investissement privé, créateur par excellence des richesses et d’emplois, avec l’appui et l’encadrement des pouvoirs publics.

Désormais, tout permet de croire qu’une croissance porteuse de progrès est à notre portée. Mettons-y la détermination qu’il faut et mobilisons-nous. J’en appelle donc, une fois de plus, à davantage d’engagements populaires dans l’œuvre de reconstruction nationale, à plus de responsabilité dans l’exercice des charges publiques, au respect de la loi par tous et à la discipline individuelle et collective.

Pour ma part, j’entends m’investir pour que la paix règne et se consolide sans cesse sur l’ensemble du pays, et que tous les Congolais aient la chance de s’épanouir et de pouvoir concrétiser lesurs rêves les plus nobles.

Je sais que, face à tout enjeu vital, notre peuple a toujours été capable d’un mémorable sursaut national. Je suis donc convaincu qu’ensemble, et avec l’aide de Dieu, nous ferons de 2010, année jubilaire de notre indépendance nationale, une année pas comme les autres, une grande année pour tous, une année des souvenirs, d’introspection et d’action et une année de reconstitution de notre mémoire collective, en vue de jeter les bases d’un développement durable pour notre pays.

Bonne et heureuse année 2010 !

Suka wapi? Kinshasa bientôt propre


Le gouvernement de Kinshasa vient de signer avec l’entreprise suisse Vitol, spécialisée dans le négoce des produits énergétiques, un accord pour la vente de 1 million de tonnes de crédits carbone, sur sept ans.

La transaction devrait rapporter à la capitale congolaise quelque 10 millions de dollars. C’est là la contrepartie d’un projet écologique : l’élaboration d’un système de captage et de destruction du méthane dégagé par les déchets municipaux.

Ledit système sera installé à Mpasa (à 15 km à l’est de l’aéroport), au sein du futur centre d’enfouissement des déchets.

Au total, dix immenses casiers enterrés permettront de stocker la totalité des ordures ménagères de la ville (5 000 tonnes par jour), actuellement dépourvue de décharge. Financé par l’Union européenne, ce site sans équivalent au Congo devrait être opérationnel à la mi-janvier.

Kinshasa, 6/01/2010 (J.A., via mediacongo.net)

Sukawapi? DONGO : L'autorité de l’Etat restaurée.



C’est depuis le samedi 02 janvier dernier que le chef de secteur intérimaire de DONGO a regagné son entité administratif située à 230 km, de Gemena dans le territoire de KUNGU, province de l’équateur. M. BOLOLO NZENGA revient quelques semaines après la reprise de DONGO par l’armée nationale.

Pour marquer son retour, M. BOLOLO NZENGA avait dans sa gibecière 2 drapeaux de la République Démocratique du Congo, 2 effigies du Chef de l’Etat Joseph KABILA ainsi que des documents administratifs.

A son arrivé, le chef de secteur intérimaire a été accueilli par quelques jeunes de DONGO qui se sont ensuite précipités sur les effigies du Chef de l’Etat, tout scandant des cris de victoire. Le retour du chef de secteur est une source d’espoir pour eux.

Aussitôt arrivé, la première tâche administrative de M.BOLOLO était de signer l’ordre de mission des journalistes qui l’accompagnaient.

Mais DONGO était une localité vidée de ses habitants qui avaient fui à cause de l’insécurité causée par le fameux UDJANI et ses frères du clan ENYELE. Ces derniers avaient massacré la population en particulier ceux de la tribu BOBA. Tout est parti d’une dispute vieille de plusieurs générations sur des étangs de pêche. Mais à la fin du mois d’octobre 2009 la situation avait dégénéré, les LOBALA du clan ENYELE s’étaient rué sur le BOBA à DONGO avant de défier la police nationale. Cette situation avait fait plusieurs victimes et de nombreux déplacés. Des maisons furent également brulées et des biens pillés.

La situation a été vite maitrisée par la Police Nationale Congolaise, rejoint ensuite par les FARDC appuyées par les casques bleus de la MONUC.

Toute fois M.BOLOLO est rassurant et conscient de la lourde tâche qui l’attend : « ma première tâche sera d’inciter la population au retour, mais il faudra aussi un effort des humanitaires ainsi qu’un grand appui logistique de Kinshasa et surtout l’installation d’un réseau de communication», a-t-il indiqué. Pour ce dernier, le renforcement de la sécurité fluviale s’impose.

Quant au fameux UDJANI, il serait actuellement en fuite, son dernier bastion d’ENYELE vient de tomber et, est désormais sous contrôle des forces gouvernementales.

DCI / Pathy NKIERI

7 déc. 2009

RDC : La guerre à DONGO !


Un adage populaire dit que contre un serpenteau, il faut s’armer d’un bâton solide. On ne sait jamais, car, un serpent nait avec son venin et peut nuire à tout moment. Il semble que pour plus d’une raison, le gouvernement n’a pas pris les menaces de trouble de la paix au nord de la province de l’Equateur très au sérieux.

On voyait venir ce qu’on déplore aujourd’hui. Tout avait commencé par la campagne selon laquelle des ressortissants de la province de l’Equateur seraient victimes des exactions qui n’auraient pour motivation que leur appartenance à la province de JP Bemba. Beaucoup de politiciens, certains médias et certaines Ong en ont fait leur cheval de bataille. C’était une façon de préparer l’opinion à croire à une province martyre. C’était la préparation des événements du genre de ce qui est arrivé au Bas-Congo avec l’ex-Bdk. Pendant ce temps, le nord Equateur s’est fabriqué son leader politico-mystico-militaire.

Il fallait un prétexte, mieux un déclencheur. Cette affaire d’étangs avec la chasse aux non originaires était un appât. Il avait suffi que le gouvernement envoie des soldats pour mettre fin à ces troubles pour qu’on y voie une tentative de représailles non pas contre les rebelles, mais contre la province de l’Equateur.

Malheureusement pour les auteurs du plan machiavélique, le gouvernement y est allé prudemment en envoyant des policiers en nombre limité. Après que le gouvernement ait rétabli l’ordre, les vrais tireurs des ficelles sont sortis de leurs réserves. Ils opèrent désormais à visage découvert. On ne parle plus de Enyele en lutte contre les autres tribus, mais des hommes armés, des assaillants. C’est par simples scrupules que l’on s’interdit de parler de rébellion. C’est pourtant cela la situation.

Tout cela éclate au moment où la province elle-même est divisée à la suite de l’élection du gouverneur de cette province. Le discours de certains politiciens qui font croire que le pouvoir de Kinshasa aurait une part dans l’arrestation de JP Bemba, a préparé certains esprits à la rébellion contre ce pouvoir. Comme on dit, on a laissé les gens s’amuser avec des allumettes sur une poudrière. Ce serait étonnant qu’ils n’allument pas le feu. On ne doit pas se voiler la face, à Dongo, c’est la guerre. On doit utiliser tous les moyens disponibles pour éviter que cette rébellion s’installe et surtout trouve une revendication qui puisse mobiliser les populations de cette partie du pays.

On perdra beaucoup de temps à attendre de la Monuc un plan de contre-attaque. Il faut éviter que la Monuc applique vis-à-vis de cette rébellion la politique qui avait permis aux mouvements rebelles de l’Est de la Rdc de se mouvoir facilement et surtout d’avoir des soutiens dans la communauté internationale et même au sein de la Monuc elle-même. Qui a déjà été mordu par le serpent… Il nous revient que la police nationale congolaise et les Forces armées de la RDC (FARDC) se préparent à Gemena pour lancer un assaut contre les assaillants qui contrôleraient encore une fois la localité de Dongo. La Monuc, égale à elle-même, promet une aide logistique. Du côté des officiels congolais, aucune annonce n’a été faite.

En clair, on ne sait pas ce qui est préparé pour maîtriser la situation. S’il est vrai qu’un plan militaire ne se fait pas dans le tapage, on se demande pour quelle raison la Monuc, dans un pays souverain, prend-elle l’initiative de l’annonce d’un plan d’attaque contre les assaillants. Une certaine opinion n’aurait pas honte de voir dans l’annonce de la Monuc une façon d’alerter les assaillants. Avant d’en parler publiquement, la Monuc avait-elle pris langue avec les dirigeants congolais, ou bien s’est-elle comportée comme sur un territoire conquis ? On doit se méfier donc de la Monuc en adoptant l’attitude de celui qui a déjà été mordu par le serpent qui se méfie même d’un lézard. Le hasard n’existe pas

« L’annonce a été faite par le porte-parole militaire de la Monuc, le colonel Jean-Paul Dietrich ». Une autre situation humanitaire explosive se prépare à l’Ouest de la Rdc. Peut-on dire que c’est par un simple hasard que cela arrive au moment où on parle de l’amélioration à l’Est à tel point que le gouvernement se voit en droit de demander un retrait échelonné de la Monuc ? Non seulement le nombre des réfugiés augmente en passant en moins de deux mois de 44 000 à 54 000, selon le HCR, mais aussi la population aura bientôt besoin de la protection de la Monuc (sic).

En attendant, la Monuc n’a pas les moyens pouvant lui permettre de dire avec précisions qui contrôle actuellement la cité de Dongo et avec combien d’hommes utilisant quelles armes. Il faut signaler que les casques bleus avaient déserté cette cité après que leur hélicoptère ait été touché.

Selon le colonel Jean-Paul Dietrich cité par Okapinet, « les forces de la Monuc ont quitté Dongo après l’incident du 26 novembre dernier où un hélicoptère de la mission onusienne avait essuyé des tirs ». Tout indique que ce ne sont pas de simples paysans qui disposeraient de cet armement qui a obligé les soldats de l’Onu de battre en retraite. En outre, force est de constater que la logistique de la Monuc n’a pas été à même de donner à ces assaillants une réplique dissuasive. « Tous les acteurs ont très peu d’informations sur la situation à Dongo », a poursuivi le colonel Jean-Paul Dietrich, tout en indiquant que « l’attaque du 26 novembre dernier avait pour principale cible les éléments de la police basés à Dongo ».

La haine contre les forces de police ressemble à du déjà vu et vécu. C’est pour dire que l’on est en face d’une rébellion comme toutes les autres. La position de la Monuc dans ces événements de Dongo ressemble également à du déjà vu. La Monuc qui devrait en toute logique se trouver du côté des forces gouvernementales, dit le porte-parole de la mission de l’Onu, s’est trouvée entre deux feux venant des policiers et des rebelles.

Les tirs ont commencé bien avant l’arrivée de l’hélicoptère de la Monuc parti ravitailler la vingtaine des casques bleus qui se trouvaient dans la cité de Dongo. Ce récit du porte-parole de la Monuc est clair quant à la gravité de la situation à Dongo. « Avant l’arrivée de l’hélicoptère, il y avait déjà des tirs entre les assaillants et la police sur place qui a capturé deux éléments de cette rébellion. Lors de cette attaque, un casque bleu a été touché. Après l’atterrissage de l’hélicoptère, les assaillants ont tiré sur l’hélicoptère et blessé deux autres casques bleus, le pilote et un agent de la police. Huit éléments n’ont pas pu être transportés dans l’hélicoptère. Ils ont été récupérés grâce à une opération de sauvetage ».

Apparemment, la rébellion s’étend lentement, mais dangereusement. En plus de Dongo, la situation serait confuse à Buburu et à Imese. A part ces faits, la rumeur est en passe de devenir l’arme de guerre. Il semble que cette arme est maniée à Dongo avec une certaine efficacité. Ainsi, la rumeur mise sur les lèvres des villageois qui se seraient confiés à la Monuc fait état d’une « foule composée d’hommes armés se dirigeraient vers Mbandaka ». Cette intox veut faire croire que l’objectif de ces assaillants, c’est de prendre Mbandaka. Si le porte-parole de la Monuc en parle, ce n’est pas pour faire rire. Et la Monuc, comme toujours, dégaine contre le gouvernement central congolais. Selon le colonel Jean-Paul Dietrich. « Je crois que les autorités congolaises n’ont peut-être pas vu la gravité de la situation. Ils ont sous-estimé le potentiel agressif [des assaillants], ils ont perdu le contrôle. C’est pourquoi les choses se sont dirigées dans cette direction ».

Il n’y a pas meilleure façon de mettre de l’eau au moulin de la rébellion que cette façon de démontrer que les autorités ont perdu le contrôle ou qu’elles n’ont pas été prévoyantes. Ce que le porte-parole feint d’ignorer, c’est qu’il avait suffi d’une intervention du gouvernement pour que la même Monuc confectionne des rapports pour dénoncer « l’utilisation de la force disproportionnée ». Dommage que le gouvernement se soit fait mauvaise conscience. Il a attendu longtemps avant de réagir énergiquement. C’est ici qu’il faut apprécier la maestria avec laquelle, Denis Kalume, ancien ministre de l’Intérieur avait étouffé dans l’œuf la rébellion Bdk et éteint le foyer Banunu-Batende dans le Bandundu. Cela s’appelle battre le fer pendant qu’il est encore chaud.

4 déc. 2009

Kinshasa : Kimbuta paie ses dettes au détriment du personnel administratif de la ville


Le gouverneur André Kimbuta se serait engagé dans l’achat à crédit des voitures pour ses ministres et les députés de l’assemblée provinciale de Kinshasa.

Le gouvernement de la ville province de Kinshasa enregistre ces derniers jours des cas de démission. Si certains démissionnaires évoquent des convenances personnelles, des observateurs attribuent le climat malsain qui prévaut actuellement dans l’administration de la capitale congolaise au non versement des salaires de fonctionnaires du gouvernement provincial qui accusent plusieurs mois d’arriérés.

Parmi les démissionnaires déjà enregistrés, le secrétaire exécutif du gouvernement de Kinshasa, le directeur de cabinet adjoint du gouverneur et des receveurs des recettes de la DGRK (Direction générale des recettes de Kinshasa).

Officiellement, les démissionnaires ont évoqué des raisons de convenance personnelle pour justifier leur départ. En réalité, estiment cependant certains observateurs, c’est le non versement des salaires de fonctionnaires de l’administration urbaine qui serait à la base du malaise ressenti à l’Hôtel de ville de Kinshasa.

Certains fonctionnaires accusent trois mois d’arriérés de salaire, d’autres cinq, voire six mois. Pour ces observateurs, cette situation ne s'explique pas au regard des recettes que la ville réalise avec, notamment, la vignette, les revenus et les impôts locatifs ainsi que plusieurs autres taxes que perçoit l’administration de la ville province.

Selon ces observateurs, rien qu’avec la vignette, l’Hôtel de ville de Kinshasa peut encaisser, au bas mot, 19 millions de dollars américains. Et dans ce domaine, la DGRK en est à sa deuxième campagne de recouvrement.

Mais dans les couloirs de l’Hôtel de ville, l’on évoque des priorités qui poussent ou qui ont poussé André Kimbuta et son gouvernement provincial à sacrifier leur personnel. D’après ces sources, l’essentiel des recettes de la ville va dans les travaux de reconstruction, de l’électrification et de l’aménagement de quelques avenues de la capitale.

Pour d’autres sources par contre, le gouverneur André Kimbuta se serait engagé dans l’achat à crédit des voitures pour ses ministres et les députés de l’assemblée provinciale de Kinshasa.

Et qu’actuellement, il serait en train de payer les dettes de ces transactions, autant qu’il payerait les dettes de l’achat, toujours à crédit, des corbillards, des véhicules anti-incendie ainsi que des voitures Hunday versées dans le transport en commun. Ce qui expliquerait tous les malheurs qui retombent sur les fonctionnaires de l’Hôtel de ville, avec plusieurs mois d’arriérés de salaire non perçus.

Radio Okapi

Le président Joseph Kabila pour une rapide pacification de la contrée troublée de Dongo dans la province de l’Equateur

Outre les ordres d’exécution des projets d’infrastructures, le gouverneur de l’Equateur a annoncé que parmi les recommandations faites par le Chef de l’Etat lors de sa visite de travail dans le chef-lieu du Nord-Ubangi figure sa détermination de pacifier Dongo dans le plus bref délai

kabilaAu terme d’un séjour de deux jours à Gemena (Province de l’Equateur), le président de la République, Joseph Kabila, a quitté cette partie du pays en rassurant la population sur le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de la province.

Dans une déclaration à Radio Okapi, le nouveau gouverneur de l’Equateur, Jean-Claude Baende, a annoncé que le chef de l’Etat a décidé l’asphaltage de 15 km de voirie urbaine, la réhabilitation de l’hôpital général, la construction d’un marché central ainsi que la réhabilitation du réseau de distribution d’eau et d’électricité dans la cité de Gemena.

Par ailleurs, il y a plusieurs mois, le chef de l’Etat avait doté la cité de Gemena d’un groupe électrogène moderne que la SNEL ne parvient toujours pas à faire démarrer. Il a dit que l’objectif majeur du voyage du président Joseph Kabila dans cette partie de l’Equateur était « d’apporter une réponse appropriée et rapide à l’agression Enyele dans le secteur de Dongo ».

Le président de la République trouve que ce conflit a trop duré et voudrait que dans les 24 heures qui suivaient que Dongo soit pacifiée et que la population puisse regagner leurs habitations, a noté le gouverneur Jean-Claude Baende qui a accueilli le chef de l’Etat à Gemena, le dimanche 29 novembre dernier, en présence de plusieurs notabilités du recoin, dont les sénateurs, députés nationaux et provinciaux.

Jean-Claude Baende a renchérit : « Cela implique certainement des opérations allant dans le sens d’appeler à la conscience des uns et des autres pour le rétablissement de la paix, mais également si ce langage de négociation n’est pas écouté, nous allons demander à ce que les assaillants puissent déposer les armes, mais par la force de la loi.

Je ne suis pas là pour dévoiler les opérations politico-militaires moins encore les opérations policières ». Interrogé pour savoir si la cité de Dongo serait sous contrôle d’une quelconque force, le gouverneur Jean-Claude Baende a nié. Avant d’ajouter : « il n’y a pas une rébellion clairement définie à Dongo et dans les heures qui suivent il y aura un retour à la paix ».

Le lundi 30 novembre 2009, le chef de l’Etat, Joseph Kabila, a réuni à Gemena le Conseil national de sécurité qui a regroupé le chef d’état-major des FARDC, l’inspecteur général de la Police nationale, le conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, le directeur de l’ANR et le gouverneur de la province de l’Equateur.

La situation sécuritaire et humanitaire de la province et spécialement celle qui prévaut à Dongo était au centre des débats. La population locale espère que les promesses faites par le chef de l’Etat doivent interpeller les membres du gouvernement central et de la province pour que la mise en œuvre du programme des cinq chantiers dans la province de l’Equateur soit un défi qu’ils doivent relever dans un bref délai.

Louis-Paul Eyenga Sana/Le Potentiel/Kinshasa, 03/12/2009

30 nov. 2009

Message de Manuel Aeschlimann,Avocat Français de Jean Pierre Bemba et Député sur Facebook

Je participais récemment à un débat télévisé sur Télé Sud dont je publierai prochainement des extraits.
Je suis stupéfait de voir que les adversaires de JP Bemba parlent au nom des droits de l'homme, mais qu'ils oublient que mon client est présumé innocent. Or la présomption d'innocence est justement un des droits de l'homme reconnu par l'ONU.

La présomption d'innocence, telle qu'entendue actuellement dans la plupart des pays d'Europe, se fonde sur l'article 11 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 de l'ONU qui la formule de la façon suivante :

« Article 11. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.
Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis. »


Cordialement.
Manuel Aeschlimann
Avocat à la Cour
Député

18 nov. 2009

A cause de leur cupidité, le MLC perd les commandes de la Province de l'Equateur


La commission électorale indépendante(CEI) a rendu public le vendredi 13 novembre dernier, les résultats des élections du Gouverneur de la province de l'Équateur.

A l'issue de la course, Jean Claude Baende, candidat AMP est sorti vainqueur avec 67 voix, suivi de Jean lucien Bussa avec 28 voix et de Gabriel Bolenge avec 20 voix. Par contre, le candidat Michel Bongongo n’a obtenu aucune voix.

Ce qui parait louche dans cette course c'est que JL Bussa et G Bolenge sont tous du MLC, parti cher à JP Bemba.
Selon les cadres du MLC, G Bolenge n'a pas été retenu comme candidat du parti, et il a préfère se présenter aux élections en qualité de candidat indépendant au détriment de son camarade Bussa.

Dans les milieux politiques, plusieurs réflexions ont laissé place à l'idée que Bolenge serait soit assoiffé du pouvoir, soit corrompu par l'AMP qui ne pouvait pas avoir la main mise sur la gestion de la province.

Pendant que l'AMP se félicite d'avoir gagner les élections convenablement, l'opposition acquise la majorité d'avoir distribuer de l'argent, soit une somme de 20000( vingt milles) dollars américains à chaque député provincial équatorien afin de voter pour Baende.

Mais pour Koyagialo, le secrétaire général de l'AMP, JC Baende est la personne la mieux placée pour diriger la province de l'Équateur du fait qu'il doit avoir maîtriser l'ensemble des problèmes et des questions de la province depuis qu'il a assisté son prédécesseur José Makila Sumanda.

A ce stade, une question mérite d'être posée; Gabriel Bolenge serait-il utilisé par l'AMP pour partager les voix du MLC qui est majoritaire à cette Assemblée Provinciale?

Thoma Luaka voie dans cet échec un certain nombre de leçons à tirer par son parti le MLC, qui du reste n'a pu sauvegarder l'intérêt commun au profit des individualités.
Rappelons que dans son limogeage, José Makila, le gouverneur déchu avait fait savoir à la presse et au public que les cadres de son parti ne l'avaient pas soutenu dans toutes les épreuves qu'il était en train de parcourir durant l'instruction de son dossier à la justice.

De toutes les façons, d'aucun n'ignore que le MLC n'est plus dans ses états depuis l'arrestation de son chair-man à la CPI. Le reste des cadres semblent servir leurs propres intérêts, et la majorité d'entre eux est déjà penchée vers l'AMP ou ils voient les signes d'espoir et de vie.