Affichage des articles dont le libellé est Economie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Economie. Afficher tous les articles

24 avr. 2010

1600 kilos de coltan saisis à l’aéroport de Kinshasa

Le colis de 1600 kilos saisi mardi à l’aéroport international de N’djili contient bien du coltan, affirment les sources proches du ministre des Mines.

Le Centre d’évaluation, d’expertise et de certification (CEEC) doute encore de la nature de ce colis en attendant le résultat de l’expertise en cours.
Ce colis, appartenant à un citoyen gambien, était prêt pour l’embarquement vers Paris par un vol d’Ethiopian Airlines.

Au ministère national des Mines, on indique que ce colis proviendrait de Walikale, au Nord-Kivu, à destination de la France.
Mais le ministère provincial des Mines de Goma n’est pas au courant d’une quelconque fraude.

Selon le ministère national des Mines, il s’agit d’un colis déjà travaillé, représentant environ 30000 dollars américains, dont les recettes devaient échapper à l’Etat congolais.

Le CEEC, par la voix de son administrateur, Léonide Mupepele, reste sceptique: S’il s’agit de minerai en provenance de Walikale, pourquoi le Gambien n’a-t-il pas voulu l’expédier par Goma ou Bukavu au lieu de passer par Kinshasa ?

Or, poursuit-il, le prix du kilo de coltan varie enter 17 et 20 dollars. Pour pareille quantité, le patron du CEEC estime que le détenteur de cette cargaison enregistrerait des pertes énormes.

Mais, si la version du ministère national des Mines tient, il sera donc question de s’interroger sur la trajectoire suivie par ce colis.
C’est en principe jeudi que le CEEC déterminera la nature de ce minerai avant de se prononcer.

Copyright Radio Okapi

9 avr. 2010

L’incertitude persiste sur l’avenir de Vodacom Congo

La firme sud-africaine Vodacom et son partenaire congolais Congo Wireless Network (CWN) ne sont pas arrivés à un accord sur l’avenir du groupe Vodacom Congo.

C’est ce qu’a déclaré à l’agence Reuters le patron de Congo Wireless Network mercredi à l’issue de la rencontre qui a réuni les deux partenaires en Afrique du Sud.

Une querelle les oppose depuis de longs mois. Le partenaire sud-africain Vodacom aurait emprunté 180 millions de dollars pour sauver le groupe Vodacom Congo de la faillite en 2009. Conséquence: les parts de CWN, soit 49%, devraient être revues à la baisse. Le partenaire congolais a brandi la menace de poursuite judiciaire.

La rencontre de mercredi était donc décisive pour discuter de la question devant le conseil d’administration du groupe Vodacom Congo en Afrique du Sud. « Nous n’avons pas trouvé de conclusion formelle pour l’avenir du groupe Vodacom », a déclaré à l’agence Reuters Alieu Conteh, le patron de Congo Wireless Network.

Mardi, le patron de CWN avait clairement indiqué au journal sud-africain Business Report ce qu’il considère comme l’unique alternative pour régler ce conflit: la vente du groupe Vodacom Congo ou sa dissolution pure et simple.

La réponse de la sud-africaine Vodacom ne s’était pas fait attendre. L’opérateur sud-africain privilégiait un règlement à l’amiable mais restait prêt à se défendre devant toute action en justice, avait déclaré à Reuters Bob Collymore, responsable au sein de Vodacom/SA.

Copyright Radio Okapi

7 janv. 2010

Sukawapi? Scission de la Gecamines SARL : chronique d’une disparition annoncée du géant minier congolais


Depuis peu, le ministère du portefeuille tente de réaliser la scission de la Gecamines SARL, cette entreprise publique qui a été transformée en société par actions à responsabilité limitée par le fait de la loi n°08/007 du 7 juillet 2008 et du décret 09/11 du 24 avril 2009.

En effet, alors même que la Gecamines SARL n’a pas encore réellement fonctionné comme une société à part entière, il est curieux de voir le ministère du Portefeuille chercher déjà à la dissoudre au profit de trois nouvelles sociétés Gecamines exploitation, Gecamines Sociales, Gecamines Holding et Participations dont l’opportunité dans le présent contexte est fort contestable.

D’où l’importance d’exiger un débat citoyen sur cette question et d’élucider certains aspects importants de l’opération de scission ainsi envisagée qui risque d’enterrer à jamais le géant minier congolais.

Nul n’ignore que la Gecamines SARL est le symbole de l’Etat-entrepreneur et actionnaire congolais. Cette société détient divers titres miniers dont certains sont exploités dans le cadre des joint-ventures. Il dispose d’un patrimoine mobilier et immobilier, emploie des milliers de salariés et participe à l’essor économique non seulement de la province du Katanga mais aussi de l’ensemble de la République démocratique du Congo.

A la suite de la réforme du 7 juillet 2008, le décret du 24 avril 2009 a opéré sa transformation en société par actions à responsabilité limitée où l’Etat est l’unique actionnaire pour, a-t-on annoncé, la rendre plus compétitive en la soumettant aux règles du droit commercial. L’objectif visé par la sociétisation de cette entreprise publique était de permettre à la direction générale de gérer cette entreprise conformément aux règles du droit privé, en ayant grâce à une structure unifiée, une vue globale de l’ensemble des activités sociales et de mener une politique de redressement de la Gecamines.

A nos jours, alors même que un tel objectif est loin d’avoir été atteint, c’est non sans stupéfaction que le ministère du portefeuille surprend encore en lançant l’idée de la scission de la Gécamines, opération qui consiste à dissoudre purement et simplement l’actuelle Gécamines et d’affecter l’ensemble de son patrimoine à trois sociétés nouvelles à créer (Gecamines minière, Gecamines activités sociales, Gecamines Holding Participations) dont l’une, en l’occurrence la Gécamines holding participation, serait une société d’économie mixte avec participation des actionnaires privés comme la BNP et serait gérée par un sujet belge actuellement en retraite.

L’incohérence d’une telle démarche dans le contexte juridique , économique et socio-politique actuel tient essentiellement au fait qu’il n’existe pas un texte habilitant le ministre du Portefeuille à réaliser cette scission par elle-même ou par les organes dirigeants de la Gecamines, le cadre législatif actuel ne prévoyant aucune disposition précise et claire qui solutionne les problèmes de la transmission universelle des patrimoines de cette entreprise publique, l’échange des droits sociaux ainsi que les effets de cette scission sur les droits des travailleurs, des créanciers de la Gecamines SARL.

A cela s’ajoutent les conséquences néfastes d’une telle scission au plan politique, économique et social qui la rendent, à nos yeux et dans le contexte actuel, non seulement illégitime mais aussi et surtout contraire à l’intérêt du Katanga et de la République démocratique du Congo.

En effet, au regard du droit commun de sociétés et du texte sur la transformation des entreprises publiques et de son décret d’application, ni son Excellence le ministre de Portefeuille, ni le conseil d’administration de la Gecamines n’ont la compétence de dissoudre la Gecamines et décider motu proprio de la affectation de son patrimoine à des sociétés de statut nouveau. En droit classique, la loi réserve cette compétence à l’assemblée générale.

Mais, dans le cas actuel les entreprises transformées en société, pendant la période transitoire, les assemblées de ces entreprises du reste non encore opérationnelles, n’ont pas le pouvoir de décider de transformer le statut juridique d’une société publique en statut de société d’économie mixte comme le souhaite le ministère du Portefeuille avec la création d’une Gecamine Holding.

Ensuite, une telle scission de la Gecamines telle que envisagée actuellement par le ministère du Portefeuille touche à la politique minière du pays dont le ministère des mines à la charge de fixer les orientations en vertu de l’ordonnance n° 08/74 du 24 décembre 2008. En effet, la création de trois sociétés en remplacement de la Gecamines auraient entr’autres effets de voir la société Holding participation s’attribuer, en lieu et place de ministère de mines, la conception, l’orientation et la gestion des investissements miniers de la Gecamines, partant la politique minière de cette dernière.

De ce fait, la Holding s’instaurerait en tutelle administrative et technique de la Gecamines, au grand dam du ministère de mines. Par ailleurs, la Holding se chargerait de décider des participations financières, lesquelles constitue une partie du patrimoine collectif avec le risque de voir s’accentuer le caractère de « boîte noire » que l’on reproche aux sociétés Holding ; lesquelles ne décident des participations qu’en vertu des intérêts propres de la Holding et de ses actionnaires et subsidiairement l’intérêt général. En pareil contexte, il n’est pas exclu que de lobby maffieux ne prennent, sous de prête-noms ou sous forme de titres au porteur de la Holding, la direction de la politique minière de la Gecamines au mépris de considérations d’intérêt général.

Enfin, la scission-dissolution de la Gecamines risque d’entraîner des conséquences graves au plan économique et social. Au plan politique, elle peut amener à critiquer les pouvoirs publics d’avoir brader la souveraineté de l’Etat sur ses richesses minières dans la mesure où la création de la Holding participation est susceptible de réduire la capacité d’intervention directe de l’Etat dans le secteur minier géré par la Gecamines.

Ensuite, l’absence d’un cadre juridique de gestion de créances et dettes de la Gecamines, risque d’accroître des possibilités de procès contre l’Etat congolais pour cause de dissolution de la Gecamines ; à cela s’ajoute le risque de perte d’emplois qu’est susceptible d’engendrer la dissolution de la Gecamines. Tout cela peut fragiliser l’action du Président de la République et brouiller son message de relance du social en 2010 et par conséquent fragiliser sa position lors de prochaines échéances électorales au Katanga et dans d’autres provinces du pays.

Au plan économique, la scission envisagée risque de coûter cher à l’Etat et de rendre la structure Gecamines sociale comme un boîtier vide dont la survie exigera des subventions de l’Etat. De même, le fait que la Gecamines actuelle n’est pas in bonis, sa dissolution risque d’entraîner un apport négative dans le capital de société mixte à créer après dissolution ; ce qui donnerait à la Gecamines une part d’influence négligeable au sein de la nouvelle structure. L’échec de la scission en quatre groupes de la Gecamines tentée pendant la Deuxième République renforce cette inquiétude.

Dans tout le cas, il y a fort à parier que la visibilité de l’Etat actionnaire sera moins manifeste dans le cadre d’une Holding qu’à travers une agence nationale des participations de l’Etat qui se chargerait des participations financières de l’Etat pas seulement dans la Gecamines, mais dans toutes les sociétés à participations publiques. Le jugement de l’histoire sera sans appel à l’égard de ceux qui méprisent l’intérêt général.

KOLONGELE EBERANDE, Doctorant à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Le Potentiel

Suka wapi? La centrale hydroélectrique de Katende alimentera bientôt les deux provinces du Kasaï


Ils ont épinglé que le Kasaï Occidental figure parmi les premiers bénéficiaires des engins qui lui ont permis d’exécuter les grands travaux prévus dans le programme des cinq chantiers de la République.

La centrale électrique de Katende, au Kasaï Occidental, alimentera bientôt l’ensemble de deux provinces du Kasaï (Occidental et Oriental) grâce à sa puissance estimée à 36 mégawatts, a révélé samedi un délégué de la SNEL (Société nationale d’électricité) venu spécialement de Kananga.

C’était à l’occasion de la célébration de la journée réservée à la province Ouest-kasaïenne au studio Mama Angebi de la RTNC, dans le cadre de la kermesse culturelle qui a pour thème : « 5 chantiers, un rêve devenu réalité ».

Il a démontré, avec la carte et les schémas à l’appui, qu’avec cette capacité installée du barrage et des postes-relais prévus, le courant électrique de Katende va éclairer les deux provinces et permettre ainsi leur développement économique et industriel.

Pour les ministres provinciaux de l’Energie et de la Culture présents à cette manifestation dans une salle pleine à craquer, le gouvernement central sous l’impulsion du Président de la République Joseph Kabila, a déjà disponibilisé les fonds provenant de la coopération indienne afin que ce rêve d’hier puisse devenir une réalité cette année.

Ils ont épinglé que le Kasaï Occidental figure parmi les premiers bénéficiaires des engins qui lui ont permis d’exécuter les grands travaux prévus dans le programme des cinq chantiers de la République.

De son côté, l’ancien ministre de la Culture et arts, Philémon Mukendi a estimé que le Kasaï Occidental est le berceau de la culture, démontrant que de nombreux dignitaires du pays, entre autres le premier Président de la République Joseph Kasa-Vubu, sont passés par le Grand séminaire de Kabwe ainsi que la plupart des évêques, tandis que le maréchal Mobutu est passé par l’école centrale militaire de Kananga.

Il a noté aussi avec satisfaction que la première Constitution du pays dite « Constitution de Luluabourg porte ce nom pour avoir été rédigée dans le chef-lieu du Kasaï Occidental.

Pour lui, les 5 chantiers seront bel et bien réalisés au Kasaï Occidental, mais dans l’unité, la paix et l’amour entre tous les ressortissants de cette province.

Kinshasa, 06/01/2010
ACP

Sukawapi? Relance de la Miba : le nationalisme à l’épreuve de la crise


Pour ce qui est de la relance de la Miba, toutes les promesses faites aux populations du Kasaï et plus particulièrement aux travailleurs n’ont pas encore produit des effets positifs. Seule la promesse du chef de l’Etat a redonné espoir d’autant que Joseph Kabila a rassuré par son discours et la fermeté de sa détermination.

20 millions de dollars américains sont attendus pour faire oublier les 11 millions USD de Raw-Bank et autres prêts comme auprès d’Emaxon. Ces créances n’ont pas visé la relance de la Miba, mais des intérêts loin de cet objectif. L’Etat, redevable à la Miba au point d’entrer dans son coma actuel, semble laisser cette société d’économie à la merci des vautours et rapaces.

Ces prêts, l’Etat les rembourse auprès de ces deux institutions sans s’enquérir de l’utilisation rationnelle de ces fonds, encore moins contrôler les affectations de ces fonds. La confiance n’excluant pas le contrôle.


«Dans l’histoire des nations, en ce siècle de la mondialisation, jamais un homme ou une femme n’aura concentré entre ses mains autant de pouvoir pour décider seul du sort des autres. Autant de pouvoir pour bien faire ou mal faire», constate un syndicaliste amer. «Quelle que soit sa bonne volonté ou son intelligence, la nature humaine et la nature des opérations en jeu nécessitent plusieurs têtes», a-t-il poursuivi.

«Heureusement que le Premier ministre et le chef de l’Etat se sont impliqués dans le dossier de la Minière de Bakwanga», a repris en écho un agent de passage à Kinshasa. Le même syndicaliste, se réjouit ainsi de constater que le processus n’est plus du ressort exclusif du ministère du Portefeuille. Exigence légitime de transparence.

Sortir de l’ornière

Le remboursement des créances par le gouvernement n’apporte aucune lumière sur la transparence et les raisons profondes de ces endettements. La tentative de vente des maisons des travailleurs de la Miba en vue d’améliorer la situation de la société, étouffée par une vigilance tous azimuts, est remarquablement alignée comme une affaire aux contours flous.

L’autre tentative, consistant à désigner un expatrié à la tête de cette société d’économie mixte, prouve à suffisance que les intérêts sont ailleurs. Cette nomination répondrait aux exigences de compétences. Il faut le prouver. C’est alors que survient cette interrogation pertinente : pourquoi l’autre actionnaire de la Miba n’est-il pas associé à la recherche des solutions ?

Et pourtant, il détient une expertise et des ressources financières pour permettre à la Miba de redécoller ! Il jouit en plus de l’avantage de se retrouver à l’intérieur de la structure. Le partenaire du gouvernement avait en effet mis sur la table 76 millions USD. La Miba n’étant pas un espace de confrontations permanentes, l’actionnaire majoritaire (l’Etat) et son partenaire, l’actionnaire minoritaire, doivent se retrouver autour d’une table pour des solutions durables dans le cadre légal de cette société d’économie mixte.

La Miba étant dans le coma, certains travailleurs ont perdu la vie, sans compter les foyers disloqués, les enfants déscolarisés et l’outil de travail exposé à l’usure.

A l’épreuve du nationalisme, la Miba a tout donné à la RDC, jusqu’au dernier de sa sève. Grâce à la production de la Miba, la guerre dite de libération de 1997 avait trouvé des financements, en lieu et place de la réalisation des investissements nécessaires à la survie de cette société d’économie mixte.

L’heure n’est plus à la multiplication «des études» et des plans de relance. Il faut agir dans le sens de négocier dans l’intérêt de la société et de l’Etat la mise à disposition des fonds existant pour la relance réelle de la Miba ! Affaire à suivre !

Le Potentiel